L'agenda de l'Evêque

 

Les annonces ci-dessous concernent quelques-unes des activités de Mgr Jean-Michel di Falco Léandri, évêque de Gap et d'Embrun. Pour consulter le calendrier diocésain, cliquez ici.

 


   

 

Mercredi 26 mai

8 heures, Maison épiscopale, messe suivie du petit déjeuner avec les responsables de services diocésains.

 

Jeudi 27 mai

Abbaye Notre-Dame de Miséricorde, à Rosans.

 

Vendredi 28 mai

19 heures, Maison épiscopale, Conseil pour les affaires économiques.

 

Samedi 29 mai

11 heures, Gap, célébration d’un mariage.

 

Dimanche 30 mai

10 heures 30, célébration de la Confirmation à Molines.

 

Lundi 31 mai et mardi 1er juin

Bartéou, rencontre des évêques de la Province.

 

 

Mercredi 2 juin

8h00, à la Maison épiscopale, Messe suivie du petit-déjeuner pour les responsables des services diocésains.

 

Jeudi 3 juin

Conseil presbytéral, Maison diocésaine de 9h30 à 16h30.

 

Samedi 5 juin

Fête de l’Ecole des Roches à Verneuil.

 

Dimanche 6 juin

Célébration d’un baptême.

 

Mardi 8 juin

A Paris.

- Conseil permanent de la Conférence des évêques de France avec les Présidents de commission. Présence de Mgr au titre de Président du Conseil pour la communication.

- Comité de suivi du « Jour du Seigneur ».

 

Mercredi 9 juin

- Réunion pour les radios chrétiennes.

 

Dimanche 13 juin

Messe à 11  heures dans le Dévoluy.

 

Mardi 15 juin

Conseil des doyens à la Maison épiscopale de 13h00 à 17h00

 

Mercredi 16 juin

Conseil pour la communication à Paris.

 

Jeudi 17 juin

20h30. Concert « Les prêtres » en l’église Saint-Sulpice à Paris.

 

Vendredi 18 juin

20h30. Concert « Les prêtres » en la cathédrale de Rouen.

 

Du mercredi 23 au vendredi 25 juin 2010
Conseil épiscopal de fin d’année à la maison diocésaine de Nice.

 

Dimanche 27 juin 2010
Célébration de la confirmation à Embrun à 10h30, pour l’ensemble du doyenné.

 

Lundi 28 juin 2010
Conseil des Affaires économiques à la Maison épiscopale à 19h00.

 

Mardi 29 juin 2010
Assemblée générale de l’Association diocésaine à la Maison diocésaine à 15h00.

Assemblée générale du syndicat ecclésiastique à la Maison diocésaine à 16h45.

Messe de la St Pierre et St Paul à la cathédrale de Gap à 18h30.

Messe suivie d’un dîner à la Maison épiscopale pour les prêtres, diacres, et les jeunes.

 

 

Mercredi 30 juin

8h00, à la Maison épiscopale, Messe suivie du petit-déjeuner pour les responsables des services diocésains.

 

 

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Mgr Jean-Michel di Falco Léandri

 COLLOQUE SUR LA TELEVISION

Union syndicale de la production audiovisuelle (USPA)

 

Si j’avais dû donner un titre à cette intervention, j’aurais sans doute choisi « SACRE TELE ». Vous comprendrez pourquoi dans ce qui suit.

 

En guise d’introduction, j’aimerais vous lire un court texte que la plupart d’entre-vous connaît. Cependant, j’ai remplacé un mot, que je vous laisserai le soin de découvrir par le mot télévision. Voici ce que cela donne :

 

« La critique de la télévision est la critique de toute critique (…). La télévision, c’est la théorie générale de ce monde, son compendium encyclopédique, sa logique sous une forme populaire, son point d’honneur spiritualiste, son enthousiasme, sa sanction morale, son complément solennel, le fondement général de sa consolation  et de sa justification.

Elle est la réalisation fantastique de l’être humain, parce que l’être humain ne possède pas de réalité vraie.

La lutte contre la télévision est donc médiatement la lutte contre ce monde dont la télévision est l’arôme spirituel. La misère télévisuelle est tout à la fois l’expression de la misère elle-même et la protestation contre la misère réelle. La télévision est le soupir de la créature tourmentée, l’âme d’un monde sans cœur, de même qu’elle est l’esprit de situations dépourvues d’esprit.

Elle est l’opium du peuple. »

 

Vous avez bien entendu tous reconnu ce texte. Il s’agit de l’introduction à la critique de la Philosophie du droit de HEGEL, de Karl MARX. J’ai remplacé le mot « religion » du texte original par le mot « télévision. »

 

Ce texte ne perd rien de sa cohérence ! Bien des critiques que MARX fait à religion pourraient être reprises à propos de la télévision.

 

L’omniprésence de la télévision dans la vie quotidienne de beaucoup de gens, sa nature, son fonctionnement, la relation qui s’établit entre ceux qui la font et ceux qui la regardent peuvent expliquer le grand nombre de ceux qui vouent à la télévision un véritable culte.

Cette relation étrange et ambiguë se trouve renforcée quand, observant le fonctionnement de la télévision, on constate que celui-ci se rapproche par bien des aspects de celui d’une religion.

 

« Le téléviseur tabernacle », serait-il le véhicule d’une nouvelle religion ? « La religion télévision » serait-elle une rivale pour les religions traditionnelles ?

 

En tout cas, il faut admettre que désormais, ce n’est plus la religion qui structure la société, qui lui donne sa cohésion mais la télévision.

 

Je vais prendre quelques exemples pour illustrer mon propos, j’espère qu’ils vous feront sourire mais qu’en même temps il vous montreront  l’exceptionnelle responsabilité de la télévision dans notre société.

 

Pendant des siècles la prière ponctuait la vie quotidienne de millions d’hommes et de femmes dans le monde. Tous nous connaissons le célèbre « Angélus de Millet ». Aujourd’hui ce sont les rendez-vous télévisuels qui ponctuent notre vie quotidienne et tout particulièrement les journaux télévisés. Si on les désigne souvent comme « grand-messe de l’information » c’est donc qu’il y a un « grand prêtre » pour la célébrer : le présentateur. Et ce journal se déroule selon un rite bien défini, le conducteur, qui est l’équivalant de la « liturgie. »

 

Poursuivons la comparaison.

 

Comme les religions, la télévision se positionne comme un  « magistère » qui fonctionne comme tel pour les téléspectateurs. C’est Michel ROCARD, qui, il a quelques années, avait déclaré à des élèves d’une école de journalistes : « Les médias sont le magistère de la vérité. » Il leur appartient donc de juger du bien et du mal et d’en fixer les normes. « Magistère » encore un mot emprunté au vocabulaire religieux.

 

La charité : comme les religions la télévision a ses opérations caritatives.

 

Les canonisations : La télévision a aussi ses « saints », on les appelle les stars. Comme les gens pieux le font avec les saints, on s’adressera aux stars de la télévision pour intercéder en faveur de telle ou telle cause !

 

Etre placé sous le regard d’une caméra, être vu à la télévision, avoir pénétré dans « le saint des saints, » lieu de légitimation suprême, est une « consécration ».

La télévision met en position d’être vu par le regard électronique, mais aussi par des millions d’yeux qui donnent à « l’élu » comme un surcroît d’existence, Celui-ci est  considéré comme ayant un don d’ubiquité, qui le rend présent, au même moment, dans une multitude de lieux. Tant et si bien, que si un jour on ne le voit plus à la télévision on en conclut qu’il n’existe plus.

 

La consécration : publicité avec affiche vue à la télé.

 

Le denier du culte : qui est l’équivalant de la redevance.

 

La confession : peut désigner toutes les émissions où l’on vient faire part des difficultés ou problèmes rencontrés dans sa vie.

 

Excommunication : Tel ou tel omniprésent à l’écran peut se trouver du jour au lendemain totalement marginalisé, exclu !

 

En terminant cette énumération je ne peux m’empêcher de parler des « paraboles », encore un mot emprunté au vocabulaire religieux. Paraboles tournées vers les cieux !

 

J’arrête là les parallèles que l’on peut établir entre religion et télévision, je risquerais de vous lasser si ce n’est déjà fait !

 

Est-ce déplacé de parler d’une  aristocratie médiatique ? Dans certains cas même de dynastie, le fils ou la fille marchant dans les pas du père ou de la mère.

Si tel était le cas, le peuple devrait-il prendre la télévision comme il prit autrefois la bastille ?

 

Une question reste cependant : d’où vient que la télévision joue un rôle quasi religieux dans notre société ? On ne peut qu’ébaucher des hypothèses : la perte de crédibilité du monde politique, la moindre d’influence des religions, le triomphe économique des lois du marché contribuent très largement à une dégradation de la cohésion sociale.

 

Voici comment DARWIN analysait à la fin du siècle dernier les processus du dérèglement social :  « Le malaise politique a la même cause que le malaise social. Il tient à l’absence d’organes secondaires placés entre l’Etat et le reste  de la société. »

Aujourd’hui, par la télévision chaque haut responsable de l’Etat est un familier de chaque individu. Les corps intermédiaires sont dans l’incapacité de jouer leur rôle.

 

C’est un fait, les pulsations télévisuelles de la planète-terre ponctuent la vie de six milliards d’humains. Parce que la télévision est la scène mondiale où doit être vu ce qui EST, être absent de cette scène c’est être considéré comme n’étant pas.

 

Bien que prenant part bien volontiers au débat qui suivra les différentes interventions de cette table ronde, je n’aurai pas la prétention de dire ce que doivent être les programmes de télévision, je n’en ai pas la compétence et ce n’est pas mon métier ! D’autres ici présents le feront avec beaucoup de brio. Dans cette intervention, j’ai modestement tenté de démontrer l’extraordinaire, l’exceptionnelle responsabilité que portent ceux qui ont la charge de la programmation.

 

En terminant, je vous laisserai deux citations, l ‘une et l’autre remontant à quelques années.  Simon NORA et Alain MINC parlaient alors « de la surabondance des signes qui s’accompagne de la pauvreté des sens. »

 

La seconde, d’Ithiel Sola POOL : « Nous sommes submergés par un torrent de communication, et pourtant on entend partout les gens se plaindre d’un manque de communication (…) les citoyens regardent la télévision, lisent les journaux, écoutent la radio, mais s’ils écoutent, ils ont l’impression de ne pas être écoutés. »

 

Merci pour votre attention.

 

                                                X Jean-Michel di FALCO LEANDRI
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Cher Dieu,

  

Il nous arrive à tous d’employer cette expression en parlant d’un parent, d’un ami : « Il n’est pas bien dans sa peau ! »

Parfois, je me m’interroge sur ma relation avec toi. Oui, cela peut t’étonner, mais je me demande si toi, Dieu, tu es bien dans ma peau.

 

C’est pourquoi je t’adresse cette lettre. L’avantage avec toi, c’est qu’aussitôt écrite, elle te parvient. Peu importe les grèves des postes ou les problèmes techniques de la messagerie Internet. Pour la réponse en revanche, c’est une autre affaire. Elle me parvient toujours, mais je ne sais pas sous quelle forme, à quel moment, par qui ? Il  est parfois difficile de la décoder.

Je te reproche ton silence alors qu’à tous les coups  c’est moi qui suis sourd.

Alors es-tu bien dans ma peau ?

As-tu assez de place ? Souvent, je peux l’avouer, j’ai bien le sentiment de prendre tout l’espace. Je m’étale confortablement dans ma routine, mes habitudes, mon égoïsme, ma médiocrité, au point d’oublier que tu cohabites avec moi !

Je n’ose parler des jours où je suis fâché contre toi, où des mots de colère et de reproche brûlent mes lèvres. Il y a tant de pourquoi qui sont sans réponse !

Je dois t’avouer que dans ces moments-là, je ne suis pas fier. Alors, je feins de  t’ignorer, de ne pas te connaître !

 

Par bonheur ça n’est pas toujours ainsi. Il y a les jours où j’aime te laisser toute la place. Alors je me fais tout petit, pour que chez moi, dans ma peau, Tu sois vraiment chez toi. Je suis heureux quand tu n’es pas à l’étroit dans une peau étriquée, mesquine, une peau de chagrin.

Les moments que j’appréhende le plus, c’est lorsque je doute de toi, comme si tu étais sourd à mes appels, parti ! Je me sens tout seul, dans ma peau un grand vide. Je te cherche et je ne trouve pas.

Ce sont des heures de grandes tristesses.

Cependant, je ne les regrette pas tout à fait ces heures de doute. Une fois mon trouble passé, je suis si heureux de te retrouver, d’avoir la certitude que tu es toujours là, fidèle, comme d’habitude. Je dois reconnaître que c’est moi qui m’étais éloigné de toi. J’aime ce moment où tu m’accueilles. Les mots que j’avais préparés pour habiller nos retrouvailles tu ne me laisses pas le temps de les exprimer. Ton regard me suffit et moi je cherche le tien.

 

Ah si je parvenais à m’aimer comme tu m’aimes ! C’est toi qui a dit : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » Comme toi-même !

C’est si bon lorsque nous conversons tous les deux, simplement, presque familièrement, comme deux vieux amis, comme deux êtres qui s’aiment et partage le même toit. Je ressens le réconfort que m’apporte ta présence, ta lumière, ta paix.

 

Tu es là, dans cette vieille peau que j’ai parfois tant de mal à traîner ! Si seulement je pouvais, ne serait-ce qu’un instant, l’oublier sur un clou, telle une vieille guenille… Mais toi, c’est cette peau-là que tu viens habiter avec moi.

 

Sais-tu, bien sûr que tu le sais ! Sais-tu que plus je perçois ta présence et plus je crois devenir un peu toi. Ne t’inquiète pas pour ma modestie, j’ai dit un peu, juste un peu car c’est toi qui agis par moi !

 

Dans ces moments là, tu peux me croire, je suis enthousiaste parce qu’alors je sais que tu es bien dans ma peau.

 

                                      X Jean-Michel di FALCO LEANDRI

                                          Evêque auxiliaire de Paris

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