Les annonces ci-dessous concernent quelques-unes des activités de Mgr Jean-Michel di Falco Léandri, évêque de Gap et d'Embrun. Pour consulter le calendrier diocésain, cliquez ici.
9 heures 30, Notre-Dame du Laus, Conseil d'administration de l'association Notre-Dame du Laus.
Mercredi 17 février
Maison épiscopale, 8 heures 30, petit déjeuner avec les responsables des services
diocésains.
Jeudi 18 février
13 heures, Maison épiscopale, déjeuner avec les
membres du Chapitre.
Vendredi 19 février
19 heures, Maison épiscopale, Conseil pour les affaires économiques.
Dimanche 21 février
10 heures 30, cathédrale de Gap, appel décisif des catéchumènes.
Jeudi 25 février
Paris, rencontre avec les responsables des radios chrétiennes.
Mercredi 3 mars
Maison épiscopale, 8 heures, messe suivie du petit déjeuner avec les responsables des services diocésains.
Jeudi 4 mars
12 heures, Maison épiscopale, bureau du Conseil
presbytéral.
Mardi 9 mars
Maison épiscopale, 9 heures 30 à 16 heures 30, Conseil épiscopal
Mercredi 10 mars
Maison épiscopale, 8 heures, messe suivie du petit déjeuner avec les responsables des services diocésains.
Mercredi 10 mars
Maison épiscopale, 13 heures, déjeuner avec l'ensemble des responsables de la pastorale des jeunes.
Jeudi 11 mars
Maison diocésaine, 9 heures 30 à 16 heures 30, Conseil presbytéral
Vendredi 12 mars
Evêché de Digne, 12 heures, rencontre des évêques de Digne et de Gap et des deux vicaires généraux
Samedi 13 et dimanche 14 mars
Notre-Dame du Laus, accueil des reliques de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus
Mardi 16 mars
Notre-Dame du Laus, 9 heures 30, assemblée générale de l'association Notre-Dame du Laus
Lourdes, Assemblée plénière des évêques de France
Samedi 27 et dimanche 28 mars
Rassemblement des jeunes du diocèse
Dimanche 28 mars
Cathédrale de Gap, 10 heures 30, messe des Rameaux
Mardi 30 mars
Maison épiscopale, 12 heures à 17 heures 30, Conseil
épiscopal
Mardi 30 mars
Cathédrale d'Embrun, 18 heures 30, messe chrismale
Mercredi 31 mars
8 heures, Maison épiscopale, messe suivie du petit déjeuner avec les responsables des services diocésains
Mercredi 31 mars
Maison épiscopale, 13 heures, déjeuner avec les prêtres de plus de 75 ans
Jeudi 1er avril
Cathédrale de Gap, 19 heures, messe en mémoire de la Cène du Seigneur
Vendredi 2 avril
Cathédrale de Gap, 20 heures, célébration de la passion du Seigneur
Samedi 3 avril
Cathédrale de Gap, 21 heures, messe de la nuit pascale précédée de la bénédiction du feu nouveau et de la veillée
Dimanche 4 avril
Cathédrale de Gap, 10 heures 30, dimanche de Pâques, messe de la Résurrection
Au cours d'une conférence de presse, mardi 7 juillet, à la Conférence des évêques de France, le cardinal André Vingt-Trois a présenté l’encyclique du pape Benoît XVI, « Caritas in veritate » :
Le cardinal André Vingt-Trois au cours de la conférence de presse
Avant d’entrer dans la présentation de grands repères de lecture de l’encyclique Caritas in Veritate, que j’ai le redoutable privilège de vous présenter maintenant, je voudrais vous
partager une impression personnelle que j’ai retirée de cette première lecture. La troisième encyclique de Benoît XVI m’apparaît d’abord comme un formidable message d’espérance que le Pape veut
adresser aux catholiques et, plus largement, à « tous les hommes de bonne volonté », selon la formule consacrée, c’est-à-dire à tous ceux qui sont intéressés par des réflexions
inspirées par la foi chrétienne et qui sont disposés à les accueillir sans a priori négatif.
Ce message d’espérance est le suivant : l’humanité a la mission et les moyens de maîtriser le monde dans lequel nous vivons. Non seulement elle n’est pas soumise à une fatalité, mais encore elle peut transformer ce monde en agissant sur les événements et faire progresser la justice et l’amour dans les relations humaines, y compris dans le domaine social et économique, et même dans une période de crise comme celle que nous connaissons.
Cette espérance se fonde sur une conviction : dans l’univers, l’être humain a une dimension particulière qui lui permet de n’être pas soumis à la domination mécanique des phénomènes, qu’ils soient naturels ou économiques et sociaux. Il assume cette dimension particulière dans la mesure où il reconnaît qu’il se reçoit dans une relation à un plus grand que lui, un Absolu, plus grand que chacune de nos existences. Tout homme, qu’il soit croyant ou non, doit bien prendre position sur la question d’un jugement moral qui dépasse ses intérêts particuliers et dont sa conscience est le témoin. Bien sûr, pour les croyants, cette référence à une transcendance a un nom, c’est Dieu.
Si je voulais maintenant entrer dans la lecture de ce livre de plus de cent pages, la matinée n’y suffirait pas. Il ne faut pas évidemment y chercher un catalogue de solutions mais sur beaucoup de sujets de la vie sociale, l’encyclique est une stimulation pour exercer le jugement moral et pour mettre en œuvre les critères de ce jugement. C’est pour répondre à cette stimulation d’ailleurs que j’ai invité des responsables du monde politique, économique et social à se rassembler le mercredi 15 juillet prochain au Collège des Bernardins pour une présentation commentée de cette encyclique. Je me contenterai maintenant de vous donner quelques points de référence qui peuvent ressortir d’une première lecture.
- Tout d’abord, l’introduction, comme souvent chez le Pape Benoît XVI, n’est pas une simple formalité. Elle est un peu comme un discours de la méthode. Elle consiste en une sorte de commentaire
du titre de l’encyclique : L’amour dans la vérité. Elle reprend un thème qui lui est cher sur les relations entre la raison et la foi. Il y développe une réflexion sur l’interaction entre
l’amour et la vérité pour souligner combien chacune est dépendante de l’autre dans l’accomplissement de son registre propre. L’amour sans la vérité tourne au sentimentalisme ou au paternalisme
inopérant. La vérité sans l’amour peut être efficace, mais risque toujours de s’enfermer dans une technique qui oublie la dimension propre de la personne humaine. Ainsi Benoît XVI nous dit :
« Seule, la charité, éclairée par la lumière de la raison et de la foi permettra d’atteindre des objectifs de développement porteurs d’une valeur plus humaine et plus
humanisante. »
- Il nous donne ainsi un des thèmes centraux de tout l’ouvrage qui est le développement. Sa démarche sur le développement s’inscrit d’abord dans la tradition de la doctrine sociale de l’Église,
au moins pour la période moderne qui remonte à la fin du XIX° siècle avec l’encyclique de Léon XIII Rerum Novarum de 1891. Dans cette relecture historique, il accorde une attention très
particulière au Concile Vatican II, notamment la Constitution Gaudium et Spes, et à l’encyclique de Paul VI Populorum Progressio de 1967, consacrée au « développement
intégral » de l’homme. « Intégral », cela veut dire qui concerne la totalité de la personne dans chacune de ses dimensions. Ensuite, Benoît XVI fait une lecture de la situation
présente à la lumière de ce programme vieux de plus de quarante ans.
Il relève les progrès qui ont pu être accomplis, mais il souligne aussi l’aggravation de certaines situations, notamment dans l’écart croissant entre une richesse de plus en plus grande pour certain, certains individus et certains pays, et une pauvreté de plus en plus profonde entre les pays et à l’intérieur de chaque pays.
Je voudrais souligner encore deux points très importants de l’encyclique :
1 - Il n’y a aucun domaine d’activité humaine qui échappe à la responsabilité morale. Ni le domaine économique, ni le domaine financier, ni le domaine technologique, ni le domaine de la recherche
scientifique. La moralité et donc la valeur spécifiquement humaine des actions entreprises ne peut pas être seulement une question que l’on pose a postériori quand tout est fini et décidé, pour
aménager des corrections aux marges. Elle est inhérente à la totalité de la démarche, elle doit en être un élément constituant permanent. Elle repose sur une évaluation des finalités visées et
des moyens mis en œuvre pour atteindre les objectifs. C’est la question du sens de l’action humaine personnelle et collective. La justice et le bien commun sont les deux critères pour évaluer ce
qui est conforme à un développement vraiment humain.
2 - Le deuxième point concerne la réflexion sur la mondialisation et son rapport au développement. L’extension de la mondialisation pose des conditions nouvelles pour le développement en raison
des interconnexions accrues et de l’internationalisation des échanges économiques et financiers. Cette situation conduit à examiner un certain nombre de questions, ce que fait l’encyclique, que
je ne fais qu’énumérer :
- Le risque de laisser se développer une internationalisation exclusivement économique et financière et de négliger les dimensions sociales et culturelles de ce phénomène.
- La mondialisation a représenté et représente une chance pour un certain nombre de pays émergents. Elle a été et elle est aussi une catastrophe pour d’autres pays, faute d’une régulation
internationale.
- La mondialisation suscite un nouvel équilibre entre les acteurs économiques, les états et la société civile. Notamment les champs d’action des états et leurs responsabilités ne sont plus les
mêmes dans la mesure où beaucoup de centres de décisions ont pris une position internationale qui échappe à l’autorité particulière de chaque état, d’où la nécessité de reprendre à frais nouveaux
la question d’une régulation internationale, y compris pour les organismes internationaux déjà existants.
- Elle pose la question de la répartition des ressources et des moyens de production. Il faut analyser les objectifs réels et les conditions des « délocalisations ». S’agit-il
simplement de trouver ailleurs de lieux de production moins couteux au détriment des populations parmi lesquelles on les installe – et en particulier au détriment de leurs droits sociaux –
ou s’agit-il de répartir de manière plus équitable l’utilisation d’une technologie et la capacité d’entreprendre ?
Cette encyclique, imposante par sa taille et la multiplicité des sujets qu’elle
aborde, est cependant unifiée par une perspective générale sur la responsabilité dans l’action économique et sociale. C’est le service de l’homme qui est le critère ultime et définitif du projet
social. Ce n’est pas l’homme qui est au service d’un projet social. Mais quel service de l’homme, quelle promotion de l’homme sont recherchés ? Autrement dit, quels sont les modèles
d’humanité qui servent de référence pour établir une évaluation de l’action économique ? Comment est respectée l’unité de la personne humaine dans tous les domaines de sa vie ? Comment
éviter de fractionner la perception de l’homme en fonction des critères de production ou en fonction des critères de consommation ? Comment reconnaître et servir l’unité de la personne
humaine ? Un homme n’est jamais seulement un consommateur, jamais seulement un producteur, jamais seulement un esthète, jamais seulement un mystique. Il est tout à la fois un être de
relation et de production, de consommation et d’échange gratuit, un être socialisé et acculturé. Cette encyclique est donc un commentaire d’une loi fondamentale de la doctrine sociale de
l’Église : « pour tout l’homme et pour tous les hommes ».
+ Cardinal André VINGT-TROIS
Pour consulter l'encyclique Caritas in veritate dans sa version française intégrale, cliquez ci-dessous :
Que pensez-vous de cette analyse; http://www.unmondelibre.org/node/691 ?